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Paris veut son nom de domaine mais pas à n'importe quel prix · Mercredi 07 janvier 2009
Pour la gestion de la candidature du .paris, c'est la société Indom qui vient d'être retenue au terme d'un appel d'offres lancé par la Ville de Paris.
Paris, Barcelone, Berlin, Hambourg et New York... Cinq grandes villes parmi les plus connues au monde ont décidé d'unir leurs forces pour défendre leur candidature à de nouvelles extensions sur Internet en .paris, .berlin ou .nyc (New York City). Elles se sont associées au sein du groupement d'intérêt commun dotCities (pointVilles) que Londres et San-Francisco pourraient également rejoindre d'ici peu. Leur objectif est de faire pression sur l'Icann, l'organisme chargé de gérer les noms de domaine Internet, pour qu'il baisse ses prix.
Mi-décembre, les 5 villes ont ainsi adressé un courrier à l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), pointant les prix trop élevés pour les nouvelles extensions attendues en septembre prochain. « Le fait que des villes soient candidates (...) limite les problèmes juridiques potentiels et nous estimons que les prix demandés causeront une pression économique dommageable », explique-t-elles dans leur lettre à l'Icann.
Pour ces nouvelles extensions personnalisées, l'Icann demande à tous les candidats 185.000 dollars de dépôt de dossier. A cela s'ajoute 75.000 dollars par an ou 5 % du chiffre d'affaires réalisé sur la vente des extensions liées à ces noms de domaine si ce chiffre est supérieur à 75.000 dollars. De leur côté, les villes candidates souhaitent que ces prix soient révisés à la baisse, à 50.000 dollars pour le dépôt de dossier et 15.000 dollars par an de commissions. L'Icann devrait donner sa réponse d'ici au 15 février prochain.
Pour la gestion de la candidature du .paris, c'est la société Indom qui vient d'être retenue au terme d'un appel d'offres lancé par la Ville de Paris. « Cette extension peut simplifier l'usage d'Internet pour les touristes et les visiteurs avec des sites comme hotels.paris ou restaurant.paris. Par ailleurs, des entreprises de luxe du Comité Colbert [regroupant 69 maisons de luxe, dont le Ritz ou encore Hermès, NDLR] pourraient s'associer au .paris pour aider au développement de cette extension », explique Stephane Van Gelder, directeur général d'Indom.
Villes et régions intéressées
Pour la création du .paris, la ville devrait dépenser entre 200.000 et 300.000 euros de budget initial, auxquels il faut ajouter des frais de fonctionnement autour de 100.000 euros par an. Pour rentabiliser cet investissement, la ville espère vendre son extension à tous les entreprises et aux particuliers qui le souhaitent à des prix proches du .asia, soit un prix de base d'environ 10 dollars par an. « Nous allons créer un consortium qui sera ouvert aux grands acteurs économiques, explique Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation, de la recherche et des universités. Il est possible que nous donnions des adresses .Paris aux habitants, mais que l'extension soit vendue aux entreprises. » L'idée est d'atteindre l'équilibre financier dans les deux à trois ans. D'autres villes ou régions françaises, comme Bordeaux, Cognac ou Champagne-Ardenne, ont, d'ores et déjà, montré des signes d'intérêt pour un nom de domaine personnalisé.
EMMANUEL PAQUETTE



